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Réalisations de Sonia Wieder-Atherton :
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Sur le sentier recouvert


SONIA WIEDER-ATHERTON

VOYAGE EN TERRES SLAVES

avec le Sinfonia Varsovia (formation de chambre)

De la Russie à la Mitteleuropa

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Mis en espace par Sonia Wieder-Atherton
et conçu avec la complicité de Franck Krawczyk

 

 


PROGRAMME

Rachmaninov           Vêpres op.37 Nunc Dimittis (arr. Vsevolod Polonsky, copyright 2003 by Hawkes and Son (London) Ltd)
Dohnanyi                  Ruralia Hungarica (orch. F. Krawczyk)
                                 Andante rubato, alla zingaresca - Presto
Tcherepnine              Danse Tartare (orch. F. Krawczyk)
Traditionnel juif            Chanson dans le souvenir de Schubert (arr. S. Wieder-Atherton, orch. F. Krawczyk)
Janacek                   6 Chants sur des poésies moraves (transcription F. Krawczyk)
Lutoslawski                Grave
Prokofiev                  Le chant des morts (Alexandre Nevsky) (avec l’autorisation des Editions du Chant du Monde)
Martinu                     Variations sur un thème slave (arr. J.Telm) (avec l’autorisation de la Fondation Martinu)
Malher                      Ich bin der Welt Abhanden gekommen (Rückert-Lieder)

 

 

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Sonia Wieder-Atherton
Sinfonia Varsovia
Françoise Rivalland

Transcriptions et orchestration
Scénographie
Création lumières
Régisseur
Violoncelle et direction musicale
Formation orchestre de chambre
Direction

Franck Krawczyk, Jiri Teml, Vsevolod Polonsky
Christian Marti, assisté de Robinson
Laurent Fleutot
Daniel Eudes

A PROPOS DU PROJET

Mitteleuropa au centre de l’Europe, carrefour où se mélangent plusieurs cultures. Le grand empire austro-hongrois regroupe sous son aile protectrice oppressante et fascinante à la fois, des pays, des cultures qui tentent de résister à la perte de leur identité.

Cette résistance passe par l’amour de la langue maternelle interdite, devenue langue mineure : « Une littérature mineure n’est pas celle d’une langue mineure, plutôt celle qu’une minorité fait dans une langue majeure » écrit Deleuze.
L’écoute de celle-ci, de ces accents, l’étude incessante des thèmes du folklore intégré dans leur propre langage musical caractérisent l’univers si particulier de compositeurs comme Janacek, Bartok, ou Martinu.
Les interpréter, c’est avant tout travailler le rapport à la langue.

Plus à l’Est, la Russie, bientôt l’URSS, c’est une histoire de transmission. La musique dit ce qu’il est impossible de décrire. Dans tous les régimes que traverse la Russie, il y a la terreur mais au-delà, il y a une force qui parfois implose, parfois explose. Ce qui est dit, est dit pour tous ceux qui n’ont pas la parole.
Deux résistances donc, l’une pour se souvenir de sa langue, l’autre pour raconter l’interdit. Un endroit du monde où je reviens inlassablement.
J’ai fait le choix d’un orchestre à cordes pour me donner la possibilité d’avoir la profondeur, la couleur sombre que demandent les Vêpres de Rachmaninov ou Alexandre Nevsky de Prokofiev, mais aussi la virtuosité et la danse pour d’autres œuvres.
Œuvres choisies pour des raisons diverses, attirance, sensation de « même histoire dite dans une autre langue », œuvres choisies aussi par désir de contraste ou de rupture.

Pour le travail de transcription les questions sont : quelle voix le violoncelle investira-t-il ? Quelle couleur donner à l’orchestre ? Les chants sur des poésies moraves de Janacek, très courts presque minimaux sont réécrits par Franck Krawczyk pour violoncelle, trio à vent et harpe. Ils ponctueront le voyage dans une langue proche de celle de Kafka. Kafka qui écrit : «  impossibilité de ne pas écrire, impossibilité d’écrire en allemand, impossibilité d’écrire autrement. »
« Même le vent c’est parfois trop pour accompagner une voix » disait Janacek.

La route que nous suivrons n’a pas de logique géographique. Nous irons ainsi d’un chant tragique à une berceuse, d’un chant d’amour à une danse effrénée.
Le concert commencera par un extrait des Vêpres de Rachmaninov, telle la voix d’Anna Akhmatova disant son poème Requiem. Et la fin, je ne sais pas encore…

Sonia Wieder-Atherton
                                                                                                                

Le Danube : c’est le fleuve le long duquel se rencontrent, se croisent et se mêlent des peuples divers. C’est le fleuve de Vienne à Bratislava, de Budapest, de Belgrade, c’est le ruban qui traverse et qui ceint l’Autriche des Habsbourg, dont mythologie et idéologie ont fait le symbole d’une koïné plurielle et supranationale, cet empire dont le souverain s’adressait à « mes peuples » et dont l’hymne était chanté en onze langues. Le Danube c’est la MittelEuropa germano-magyaro-slavo-judéo-romane, un monde « en arrière des nations »
Claudio Magris «  Danube »

3

Mardi 6 février 2007, 20h30 – Théâtre de St Quentin en Yvelines
Scène Nationale – Place George Pompidou – Réservations 01 30 96 99 00

Lundi 21 mai 2007, 20h30 – Paris, Théâtre de la ville
2, place du châtelet, Paris 4ème – Réservations 01 42 74 22 77

Mardi 22 mai 2007, 20h30 – Scène nationale d’Evreux
Halle du Marché de la Madeleine – Réservations 02 32 78 85 25

Production : Instant Pluriel
Contact :
Caroline MABY
Tèl : +33 (0)1 48 00 81 01
Mail : caroline.maby@instantpluriel.com
Création soutenue par le Théâtre de Saint Quentin en Yvelines – scène nationale.

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