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Réalisations de Sonia Wieder-Atherton :
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(Concert-Images)

onia Wieder-Atherton a conçu un spectacle avec des images du film d'Est (1993) de Chantal Akerman. La mise en espace est de Chantal Akerman. "d'Est en musique" sera créé à Metz le 12 Mai 2005


Sonia Wieder-Atherton

violoncelle
Laurent Cabasso piano
Chantal Akerman Mise en espace


Olivier Gluzman - Les Visiteurs du Soir, Production
(33 1 44 93 02 02 – info@visiteursdusoir.com)


Durée approximative : 1 heure sans entracte



Musiques :
Sonate pour violoncelle et piano, Sergei RACHMANINOV (1873-1943)
Vocalise, Sergei RACHMANINOV
Adagio Opus 67, Serge PROKOFIEV (1891-1953)
Sonate pour violoncelle et piano n°1, Alfred SCHNITTKE (1934-1998)



Création : 12 Mai 2005 à Metz (France)
Aboutissement d'un chantier produit par le Festival Temps d'images 2003 qui a eu lieu du
22 au 28 septembre à la "Ferme du Buisson" à Torcy (France)

À propos du projet

Ce sont les extraordinaires images du film d’Est de Chantal Akerman, restées gravées en moi, qui m’ont donné l’envie de ce projet
Quand j’ai regardé un extrait du film, sans son, pendant que la sonate de Rachmaninov (et Schnittke plus tard) résonnait à pleine voix, j’ai vu la musique - cette musique - transformer les voitures roulant dans la neige en ballerines légères, suivre d’un regard de parent des enfants jouant à la luge. Je l’ai vue protéger des femmes ramassant des pommes de terre dans un champs, mais aussi rendre menaçant un bâtiment caché derrière des arbres, de nuit. Mais sans jamais expliquer ni commenter. Les mouvements s’entremêlent. L’image, la musique s’écoutent, se regardent, se croisent. C’est inexplicablement bouleversant.

Sonia Wieder-Etherton.

Première image, première émotion. Un écran de tulle blanc tombe d’un coup, d’un seul devant Sonia Wieder-Atherton et Laurent Cabasso. Le bal commence dans un grand hôtel de Moscou
Ils jouent l’Adagio de Prokofiev.
Je me suis dit, troublée, ça marche.
Sonia me parlait depuis longtemps de ce projet et je ne comprenais qu’à moitié. Mais à ce moment -là, tout est devenu évident pour moi.
Les deux petites silhouettes des musiciens se mariaient avec celles qui dansaient à l’avant plan comme si jamais avant le film n’avait existé sans elles. Comme si le film, les danseurs, l’hôtel tout attendait qu’advienne Prokofiev qui semblait arriver des profondeurs même de leur imaginaire. C’était saisissant.
J’ai eu dès lors envie de continuer l’aventure avec eux. Je n’aurais surtout pas voulu m’en priver.

Chantal Akerman.

On croirait qu’elles donnent vie à une toile flamande. En fait, Chantal Akermann donne ses images du film D’Est à Sonia Wieder-Atherton, qui leur offre un concert.
Plans fixes sur la route, les champs, les quais de gare, la ville, sur ceux qui les sillonnent doucement de leurs ombres pastel, tons ocre et brun. La musique est tout sauf une musique de film, pourtant, les jeux d’harmonie et de décalage amplifient chacune des émotions que provoque le film. C’est aussi le contraire d’une voix off : voilés, courbés, usés ou éclatants, ces visages et ces corps portent une histoire. Elle pourrait faire l’objet d’un documentaire, elle est ici le sujet d’une poétique filmique. Dans l’obscurité feutrée d’une salle de cinéma, la suavité de l’écoute du violoncelle et du piano plonge le spectateur dans une réflexion solitaire et profonde. Les images semblent une vapeur exhalée de la musique.
L’écran-rideau devient lui-même « travelling », lorsqu’il se rabat lentement, ramassant dans ses plis l’image de voitures qui roulent dans le froid. Un second écran, simple voile, recueille alors le film avec transparence, découvrant davantage les musiciens. Un magnifique travelling dans la salle d’attente d’une gare enveloppe le profil fugitif d’une foule assise.
Loin du cinéma muet à l’ancienne reléguant les musiciens hors champ, la musique est ici au centre du plateau et au cœur du film. C’est une mélodie portraitiste, une partition pour paysages qu’inventent Sonia Wieder-Atherton, violoncelliste virtuose, et Chantal Akermann, référence dans le cinéma européen d’aujourd’hui. Ce langage de l’émotion pure, d’une sobriété exemplaire, est cousu de quelques lumières, et de l’absence de mots. Car les mots sont-ils vraiment nécessaires, quand l’hommage à toutes ces femmes réside déjà dans la splendide proportion de leurs silhouettes projettées sur les musiciens, quand le rideau emporte et déploie une coulée bleue de visages timides, quand la misère d’un homme assis sur un banc s’éprouve au grincement des cordes, quand la gaité des enfants se goûte à la douceur musicale qui caresse leurs ébats dans la neige ?


Mélanie Drouere


Un pianiste tout à la fois virtuose et habité

Né en 1961, Laurent Cabasso fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient les Premiers Prix de piano et de Musique de Chambre. Lauréat de grands concours internationaux de piano (Zurich, Tokyo..) Laurent Cabasso mène une carrière harmonieusement répartie entre les récitals, concertos avec orchestre, musique de chambre et enseignement.
Des récitals à Paris, Zurich, Amsterdam, Genève, Salzburg; des Festivals tels que la Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins, Besançon, Montpellier Radio-France; des concerts en soliste d’orchestres tels que la Suisse Romande, , Zurich, Orchestre National de Lyon, Orchestre Philharmonique et Orchestre National de France; sa collaboration avec des chefs comme Ch.Dutoit, F.Leitner, A.Jordan, E.Krivine, M.Plasson, R.Zollman...; la musique de chambre avec des partenaires tels que Sonia Wieder-Atherton, Raphaël Oleg, Gérard Caussé, Silvia Marcovici, Mireille Delunsch font de Laurent Cabasso un pianiste omniprésent dans le monde musical.


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